MATTER OF
Jeu de Paume FACT

MATTER OF FACT

Pour attirer un large public aux expositions du Jeu de Paume en 2017, nous avons créé des bandes annonces où le son dialogue avec l’image.

Enjeu

Le Jeu de Paume propose une programmation pointue et exigeante, présentant le travail d’artistes et de photographes parfois méconnus des non-initiés. Son ambition est pourtant de toucher un large public, avec la conviction que l’image est un vecteur universel. Comment transmettre à la fois les dimensions conceptuelles et instinctives des expositions du Jeu de Paume, pour des publics experts de l’art comme pour des amateurs ?

Solution

Plus qu’un artiste et ses oeuvres, incarner une thématique d’exposition de manière didactique dans une narration visuelle et musicale.

Toutes les expositions du Jeu de Paume ont une thématique qui aide à créer du sens entre les œuvres présentées et à mieux saisir le propos d’un artiste, ses questionnements et son processus de création.

 

Création

En assumant des montages minimalistes qui présentent les images comme des apparitions et qui ne jouent d’aucun effet ou mouvement, les bandes annonces se concentrent sur le choix des œuvres présentées et leur ordre, afin de créer une histoire. Par ailleurs, une attention particulière est apportée à  l’affinité entre la bande son et l’univers de l’exposition, avec des choix éclectiques, de Joy Division à Nils Frahm, en passant par la scène électronique française avec Idioma.

Pour l’exposition Ed Van Der Elsken, c’est La Vie Folle à laquelle nous avons voulu donner corps. Pour faire ressentir la vie et les œuvres (très liés) de l’artiste, nous avons travaillé à partir d’une vidéo du photographe parlant de son travail, mais pas dans son studio, pas dans une galerie : en train de conduire un pick-up sur une route de campagne, les cheveux au vent. Nous avons choisi le morceau culte Transmission de Joy Division pour accompagner ce film, afin d’incarner l’élan de rébellion et de subversion qui traverse cette exposition.

L’exposition Video Ergo Sum met en exergue l’aspect narcissique du travail de peter campus et la quête de soi à travers son image. Nous avons donc créé une bande annonce qui met l’emphase sur la répétition quasi obsessionnelle de la représentation de peter campus dans ses vidéos, et joue sur la répétition du titre de l’exposition – video ergo sum – pour souligner la façon dont les oeuvres de l’artiste interrogent le rapport à son ego et à sa propre image.

Pour l’exposition d’Ismail Bahri, c’est le nom Instruments qui a guidé nos recherches. Nous avons souhaité illustrer le fait que cet artiste utilise des objets du quotidien, comme un fil ou du papier journal, pour créer des tempos, des rythmes, des partitions, des mélodies visuelles poétiques. Cela nous a conduit à créer des correspondances entre ce qui se produit dans ses vidéos et les notes dissonantes d’un piano.

Pour l’exposition Eli Lotar, nous avons créé des carambolages visuels entre ses photographies de façon à les faire se répondre autour d’une création sonore du groupe Idioma. Comme dans chacune des bandes annonces, l’accent a été mis sur le dialogue entre les images et la musique.

Pour l’exposition Soulèvements, nous avons choisi un geste de révolte parmi ceux présentés dans l’exposition : l’action de Jack Goldstein dans son film culte de 1972, A glass of Milk, dans lequel il frappe du poing sur la table en renversant progressivement un verre de lait. Entrecoupé de photographies de soulèvements de plus en plus importants, qui surgissent au son des coups portés sur la table, le film raconte comment d’un geste initial le soulèvement se construit en crescendo, sur une musique de Nils Frahm.

Faits marquants

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